Samizdats des élèves : relevés de quelques procédés rhétoriques spontanés pour marquer les esprits, les influencer

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Autres travaux d’élèves

Procédés graphiques

  1. Mise en page générale: placement des textes, images, titres sur la page
  2. Règle des tiers[1]
  3. Utilisation des majuscules, des grands caractères (« Je vous parle aujourd’hui anonymement pour vous dire STOP! »), du souligné, du caractère gras, italique
  4. Répétitions: triple point d’exclamation
  5. Images-chocs
  6. Utilisation des guillemets pour ironiser, faire prendre distance
  7. Penchement de l’écriture
  8. Calligramme (texte auquel on donne une forme)

Figures de style

  1. Contradiction dans les termes (oxymoron) : silence qui fait trop de bruit
  2. Anaphore: répétition de morceau de phrases : « vous ne savez plus quel goût a la vie, quel goût a l’amour » (éventuellement avec légère variation : « Je ne veux pas… je ne veux plus… je veux juste… »)
  3. Litote (présenter comme de peu d’importance ce qui en a en fait énormément : « je veux juste retrouver une vie (…) »)
  4. Hyperbole (le contraire de la litote) : exagérer l’expression (« une balle dans l’aorte », « notre cher dictateur se prélasse dans son bain »)
  5. « régler ses contretemps à coup de famine » joue à la fois de la litote (« contretemps ») et de l’hyperbole (« à coup de famines »)
  6. Répétitions sonores:
    rimes,
    allitérations (répétitions de consonnes : « vivre dans la peur, voir nos voisins (…), vivre       dans la peur (…) voir nos frères (…) »),
    assonances (répétitions de voyelles) : « la bête qui nous serre de père»
  7. Jeu de mots: « la bête qui nous sert/serre de père »
  8. Ironie: « le Grand Staline, l’homme que nous aimons le plus », « notre cher dictateur»
  9. Le paradoxe, l’utilisation de la contradiction (« pas par la violence, mais par de petits gestes envers les autres »)
  10. Insulte : « condamnés à travailler à jamais pour cette ordure»

Autres

  1. La connotation: des mots renvoient plus ou moins consciemment à autre chose (« gens déportés à l’abattoir » renvoie à l’idée qu’ils sont traités comme des animaux)
  2. Procédés «conatifs»: questions (« Que dire? Que faire? »), interpellation, ordre (utilisation de l’impératif « Réveillez-vous! »)[2].
  3. Mélange saisissant de réalité qu’il est impossible de mélanger: « on entend que l’on aime » (comment entendre un sentiment, c’est immatériel, un sentiment).
  4. Le langage affectif: « très chers compatriotes »
  5. La structuration rigoureuse : « premièrement, deuxièmement, etc. »
  6. Utilisation de « beaux mots » (qui renvoient à de belles choses : « monde de tendresse ») ou de « laids mots » (qui renvoient à de laides choses) : « ce miséricordieux et ses fanatiques »
  7. Le slogan, la formule-choc : « l’union fait la force », « tout semble impossible jusqu’à ce qu’on le fasse »
  8. La ponctuation: le point d’exclamation qui vise à frapper l’esprit, le point de suspension qui vise à le mobiliser, à le faire travailler
  9. L’allure prophétique du langage (« C’est maintenant que commence une nouvelle ère sans méfiance »). Par exemple grâce au futur simple : « Le jour arrivera où (…) ».
  10. Le «Ô» mobilisateur ou supplicatif : « Ô bêtes d’Angleterre, ne voyez-vous pas (…) »

[1]La règle des tiers est une règle de composition d’une image qui permet de placer les éléments sur des « points de force » :

 

 

 

 

 

 

 

[2] La fonction conative du langage intervient quand le locuteur cherche à faire agir l’interlocuteur.


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